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24:60

Dispositif
Sur un écran plat au format 16:9, deux vidéos se côtoient, il n’y a pas de son. A gauche, 24 vidéos d’une heure se succèdent au rythme des heures d’une horloge. A droite, les minutes sont égrenées par 60 courte vidéos d’une minute. L’affichage est permanent et se recale à chaque instant sur une horloge précise.
Les vidéos d’une heure montrent un adulte seul filmé à l’heure de la journée de son passage à l’écran. Le cadre est fixe et le décor est variable, choisi par la personne filmée.
60 enfants seuls pendant une minute devant un cycloïde monochrome constitue l’image de l’autre vidéo.
Un texte est incrusté sous chaque vidéo : il comporte un patronyme choisi par la personne, la ville et le pays de tournage ainsi que l’année.
Intentions
Notre conscience du temps qui passe fait de nous des humains. Pourtant une heure de la nuit n’a pas la même saveur que l’heure de 13 à 14 car nous restons aussi des animaux guidés par le rythme du jour et de la nuit.
L’heure existe depuis plus de 4000 ans, les égyptiens divisaient la nuit et le jour en douze portions de temps égale. Suivant les saisons la durée de ces portions n’était pas la même.
La présence des vidéos des enfants nous rappelle que notre perception du temps est subjective. Que l’impatience des enfants rend les minutes interminables alors que l’on exige des adultes une maitrise de soi dans les temps d’attente.
La solitude, l’individualisme sont des composantes fortes de notre environnement contemporain. Sans les refuser, j’ai souhaité dans cette production relier ces moments de face à face avec soi-même. C’est en même temps un projet collectif dans lequel chaque individu est relié au précédent et au suivant sans début ni fin.
J’aime aussi l’idée de se préparer à ce moment de tournage. Du moment de la décision de participer au démarrage de la caméra, la personne a tout le loisir d’y réfléchir, de construire, conceptualiser ou au contraire de se faire confiance mais qu’il existe une tension.
Et puis je suis curieux de savoir qui va choisir d’être filmer entre 3 et 4 heure du matin, qui choisira sa cuisine, sa salle de bain, un coin de forêt, plutôt dans l’agitation d’un ménage à fond ou plutôt calé dans un hamac ?
En mettant un cadre négocié autour d’un instant de vie, je refuse l’idée du voyeurisme, j’y vois plutôt un miroir dans lequel chacun pourra se projeter pour s’imaginer sa propre heure de solitude.
Préparation
Le projet démarre au moins 2 mois avant les tournages. Un site Web présentera le projet et permettra aux personnes souhaitant participer de s’inscrire pour une heure précise mais aussi d’indiquer la raison de leur choix.
La collecte de ces informations me permet de prendre contact avec chaque personne et de bien préparer le tournage. Un planning des tournages qui s’effectueront durant le festival du cinéma méditerranéen est établi.
Un formulaire de cession du droit à l’image dans le cadre de ce projet devra impérativement être signé. Un document spécifique pour les mineurs sera rédigé.
Le dispositif technique de diffusion composé d’un ordinateur bas de gamme et d’un écran plat sera préparé et installé. Le logiciel sera développé et s’appuiera sur des fichiers vidéos figurant le numéro de l’heure ainsi que le numéro de la minute en gros caractères blanc sur noir : ce sera une simple horloge. Cette version initiale pourra être installé dés le début du festival. Après chaque tournage, la vidéo réalisée est transférée dans l’installation et prend sa place dans le déroulement. Ainsi chaque jour, l’installation évolue.
Le tournage avec les adultes
Une heure avant l’heure choisie par la personne, avec un éclairagiste, nous viendrons nous installer discuter du cadre et rappeler les principes du tournage. Suivant le souhait de chaque personne, nous pouvons rester dans la pièce ou la laisser seul avec la caméra. 3 minutes avant le début de l’heure, nous démarrons la caméra. Le tournage s’effectue sans intervention ni changement de cadre. A l’issue de l’heure passée, nous repartons, la vidéo est archivée et transférée tel quel sur les installations en place.
Le tournage avec les enfants
Pour le tournage des 60 minutes d’enfants, je souhaite mettre en place un atelier en impliquant de jeunes volontaires qui effectueront les tournages. Les lieux de captations sont libres : à l’espace Kawenga, dans l’enceinte du Festival ou même sur des lieux scolaires ou d’animation. Les adolescents participant à l’atelier partageront l’expérience artistique à travers un atelier technique préparatoire et des échanges quotidiens autour de nos expériences.
Extension du projet
Ce projet n’a vocation à être ni statique ni unique c’est une oeuvre en constante évolution.
Le corpus vidéo de départ permet de faire le tour du cadran horaire. Au gré des rencontres et des voyages, je continuerai de tourner des vidéos pour ce projet. Chaque nouvelle heure de vidéo pourra être distribué par internet (ou par un autre moyen ) et intégrer dans le dispositif sans écraser les vidéos existantes. L’installation choisira aléatoirement une vidéo parmi celle mise à sa disposition, en respectant la correspondance horaire.
J’espère trouver des lieux susceptibles d’acquérir le dispositif en fixe, de cette manière un réseau pourra se créer autour de cette expérience partagée et offrir un panorama multiculturel de ce qu’est une heure dans une vie d’un humain.

Fuero(n) - Cie Inesperada

Réalisation de photos en répétition et en spectacle.
Captation vidéo du temps de travail et des représentations.
Fuero(n) - Cie InesperadaFuero(n) - Cie InesperadaFuero(n) - Cie Inesperada
La série complète ici

4kilo100 - Aude Le bihan

Les photos de la représentation à La Vista.
4kilo100 - Aude Le bihan
La série complète est ici
Ecriture, mise en scène : Aude Le bihan.
Interprétation : Mathilde Duclaux, Emma Loriaut
Régie et lumière : Nicolas Buisson
Regard extérieur et production : François Levasseur - Cie Fatta Morgana

Scylla

En mai 2007, la compagnie Malabar nous demandait (à Matthieu Audejean et moi même) d’étudier la faisabilité d’un char de parade aux caractéristiques imposantes : un engin autonome en énergie comportant 6 têtes articulées d’au moins 6 m de long crachant de l’eau et capable d’évoluer en environnement urbain avec seulement 2 personnes à bord pour le piloter.
Scylla - A robot for MalabarScylla - A robot for Malabar

La base du char est un véhicule agricole modifié, il comporte 4 roues motrices et directrices.
Les cous articulés sont en fibre de carbone.
Les mouvements sont obtenu par des vérins pneumatiques.
800 litres d’eau sont stockés dans des bonbonnes et mis sous pression afin d’être crachés à l’extrémité des cous.
L’ensemble des 18 axes de mouvement (3 par cou) est contrôlé par une carte d’entrée/sortie industrielle connectée à un ordinateur.
Le logiciel de contrôle écrit en C++ est entièrement réalisé avec des logiciels libre et le système d’exploitation est une version adaptée de Linux.

Photos chronologiques de la réalisation

Grands espaces pour petits riens

Une série de photo de la présentation de fin de stage de François Rascalou chorégraphe et Emmanuel Darley écrivain.
Grands espaces pour petits rienGrands espaces pour petits rienGrands espaces pour petits rienGrands espaces pour petits rienGrands espaces pour petits rienGrands espaces pour petits rien

GRANDS ESPACES POUR PETITS RIENS
Proposé par François Rascalou chorégraphe et Emmanuel Darley écrivain

Dans le cadre d’un stage co-organisé avec
L’association Les murs d’Aurelle et
L’association Trait d’Union

Nous vous invitons à partager un « Objet artistique », présentation de travaux de fin de stage

Vendredi 9 Mai à 16h

L’association Trait d’union et l’association les Murs d’Aurelle travaillent ponctuellement ensemble pour
permettre à leur public - personnes ayant ou ayant eu recours à des soins psychiatriques - de participer
à des moments de créations artistiques lors de stages.

L’accueil à la Chapelle leur permet d’envisager cette rencontre dans des conditions professionnelles,
dans un lieu consacré à la recherche, la création et à la diffusion.

François Rascalou et Emmanuel Darley travailleront ensemble la danse et l’écriture, en lien avec leurs
interrogations artistiques en pratiquant des « allers-retours » entre les deux univers.

« Nous partirons de l’idée de lieu, où l’on vit, où l’on a vécu, où l’on rêverait de vivre.
Notre rapport aux chambres, aux maisons, notre rapport au sommeil, à la vie quotidienne, au voisinage.
Maisons d’enfance, chambres de passage, lieux d’un soir où l’on dort, train, hôtel…
Souvenirs, sensations, émotions et puis aussi petites histoires, rencontres, dialogues.
Partir des « petits riens » pour l’écriture et des « espaces ouverts » pour la danse pour aller vers l’intime. »

4kilo100 - Aude Le Bihan

Réalisation d’une série de photo (ici)
Création de 2 affiches A3 pour la première du spectacle le 22 mai à La Vista, Montpellier
4kilo100 - Aude Le Bihan

Protections Particulières - Cie Jackie Taffanel

Création de la vidéo scénique.
Protections Particulières - Cie Jackie TaffanelProtections Particulières - Cie Jackie Taffanel
Protections Particulières - Cie Jackie TaffanelProtections Particulières - Cie Jackie Taffanel
Première le 11 avril 2008 20h30, Scènes des trois ponts, Castelnaudary

La video intégrale :

Dilemme - Cie Portes Sud

Scénographie et création vidéo pour ce solo de Laurence Wagner.
Dilemne - Cie Portes Sud

Singulières Collections - Cie Jackie Taffanel

Deux femmes se racontent en actes dans une relation passionnelle à leurs collections (chaussures - pierres - amours - sensations vitales - croyances etc…).
Singulières Collections - Cie Jackie TaffanelSingulières Collections - Cie Jackie TaffanelSingulières Collections - Cie Jackie TaffanelSingulières Collections - Cie Jackie TaffanelSingulières Collections - Cie Jackie Taffanel
Chorégraphie : Jackie Taffanel
2 danseurs : Laura Vilar, Cécile Julli
1 plasticien : Sébastien Fenner (pour la vie indépendante des objets)
1 vidéaste : David Henry (pour les portraits filmés des collectionneurs dans leur collection particulière)

Une nuit à la gare de Tarascon

At the train station